dimanche 3 mars 2019

Collection "Les Plaquettes" La dérive des continents Jacques Nuñez Teodoro


Voici le neuvième titre de la Collection "Les Plaquettes"
Format 21X15 - 48 pages intérieures - 
avec sept dessins d'Anne Logvinoff-Mouilleron  


La poésie est une mauvaise fille.

Elle traîne dans des lieux mal famés de l’âme, elle parle par la bouche de gens infréquentables.
Elles se roule dans la glaise de l’imaginaire, elle n’aime que les mots libres.
Au fond, la poésie est plutôt bonne fille.











Né en 1948 sur les bords de Loire, enfant d’une fille de ferme et d’un ouvrier agricole espagnol. Petit-fils de paysans sans terre du côté maternel et d’immigrés de la faim du côté paternel. Jacques Nuñes Teodoro est auteur dramatique, poète, romancier, nouvelliste ; il anime des ateliers d'écriture avec des scolaires, des adultes, des publics ciblés ( gens du voyage  par exemple...). Il vit actuellement dans le Lot.

Dans la même collection

Thierry Delhoume "Poème à Gabriel Nwènè Okoundji"
Postface Jean-Claude Tardif
Hervé Delabarre "Chemins de nuit & leurs stations"
accompagné de quatre encres de Françoise Delahaye
Catherine Baptiste "Puzzle"
Postface Odile Caradec
accompagné de cinq dessins de Pierre Rosin
Guy Girard "À l'Ouest de l'Enclume"
accompagné de douze dessins de l'auteur
Michel Lamart "Ritournelle pour un jardin de pierre"
accompagné de six monotypes de Maria Desmée
Pierre Rosin " Un reste de beau pour le reste du jour
suivi de Je émigration"
accompagné de cinq dessins de l'auteur "
Béatrice Pailler "Goûte l'eau"
accompagné de cinq dessins de Claude Jacquesson

Werner Lambersy "Vu du train"
accompagné de six photographies de Jean-Michel Marchetti


À L'INDEX -Hors-série -
I.S.S.N : 1620-3887
12 €

Collection "Les Plaquettes" Vu du train de Werner Lambersy

Voici le Huitième titre de la collection : Les Plaquettes
Format 21X15 - 45 pages intérieures - 
avec six photograpies  de Jean-Michel Marchetti 


Paris-Saint Étienne. Par un matin d'automne, dans la grande courbe où il faut ralentir pour franchir les eaux grises d'un Rhône étrangement désert et presque préhistorique à cet endroit. Quelques voyageurs endormis ou somnolents. Brume légèrement ensoleillée comme un gâteau par du sucre en poudre.

Werner Lambersy naît en 1941 à Anvers. Auteur de près de soixante-dix ouvrages, surtout des recueils de poésie, mais également des essais et pièces de théâtre, il est considéré comme une voix majeure de la littérature francophone. Il a reçu, entre autres de très nombreux prix, dont les prix Mallarmé, Théophile-Gautier, Maïse Ploquin-Caunx et le prix international de poésie francophone Yvan-Goll. Il vit à Paris.

Dans la même collection

Thierry Delhoume "Poème à Gabriel Nwènè Okoundji"
Postface Jean-Claude Tardif
Hervé Delabarre "Chemins de nuit & leurs stations"
accompagné de quatre encres de Françoise Delahaye
Catherine Baptiste "Puzzle"
Postface Odile Caradec
accompagné de cinq dessins de Pierre Rosin
Guy Girard "À l'Ouest de l'Enclume"
accompagné de douze dessins de l'auteur
Michel Lamart "Ritournelle pour un jardin de pierre"
accompagné de six monotypes de Maria Desmée
Pierre Rosin " Un reste de beau pour le reste du jour
suivi de Je émigration"
accompagné de cinq dessins de l'auteur "
Béatrice Pailler "Goûte l'eau"

accompagné de cinq dessins de Claude Jacquesson

À L'INDEX -Hors-série -
I.S.S.N : 1620-3887

12 €

dimanche 9 décembre 2018

Catalogue de parutions de l'Association Le Livre à Dire


Chères lectrices et Amies
Chers lecteurs et amis 

vous trouverez ci-dessous un récapitulatif les titres (poésies, romans, récits) publiés par L'association Le Livre à Dire dans les collections annexes à la revue "A L'INDEX"(vendus hors abonnement). N'hésitez pas à nous les commander à l'adresse de la revue (nos prix s'entendent toujours port compris) ou/ et à nous contacter sur notre boite courriels : revue.alindex@free.fr. 

Votre fidélité et votre curiosité sont notre seul moyen pour continuer notre action - Merci par avance.

collection "Le Tire-langue"
(poésie bilingue)

Ali Podrimja « Le pays défait de ma naissance » Préface Michel Cossec
- frontispice de Jacques Basse - Traduit de l’Albanais par Alexandre Zotos (16€)
Özdemir Ince « Août 1936, Dernier mois dans le ventre de ma mère » Préface Lionel Ray
- frontispice de Jacques Basse - Traduit du turc par Claire Lajus (16€)
Chiara de Luca « La ronde du rêve »  Préface Werner Lambersy
- frontispice de Jacques Basse - Traduit de l'italien par Elisabetta Visconti-Barbier & Jean-Claude Tardif (17€)
Miguel Casado « Pour un éloge de l'impossible » Choix de poèmes présenté & traduit du Castillan (Espagne) par Roberto San Geroteo - frontispice de Jacques Basse - (17€) - épuisé -
Françoise Canter « Voix Liminales » traduit de l'Anglais (U.S.A) par l'auteure
- frontispice (photographie) de Anna Timasheva - (17€) - épuisé -
Robert Nash "Maine" -Poèmes réunis par Jean-Claude Tardif - Préfacé et traduit par Françoise Canter- frontispice (photographie) de Sarah Porter - (17€)
Peter Härtling "Aller-Venir-Rester" - Préfacé et traduit par Joël Vincent 
- frontispice ...(à paraître en 2019) 
Ann Sexton "Choix de poèmes"  - Préfacé et traduit par Christine Murphy-Rimoldi
- frontispice... (à paraître en 2019)
Nikos Belias "Choix de poèmes" - Poèmes réunis par Jean-Claude Tardif - Préfacé et traduit par Alexandre Zotos - frontispice ....  - (à paraître en 2019/2020)
Robert Nash "Poèmes à un ami français" - Poèmes réunis par Jean-Claude Tardif - Préfacé et traduit par Françoise Canter- frontispice ... (à paraître en 2019/2020)

*
Collection "Les Cahiers"

Pour Philippe Soupault
collectif sous la direction de Jean-Marc Couvé – (17€)
NatUrES Textes de Jean-Marc Couvé Photographies de Patrick Rana-Perrier (15€)
L'Ire L'Anselme (à paraître en 2019)
– collectif sous la direction de Jean-Marc Couvé –
*
Collection "Pour Mémoire"

André Laude « La légende du demi-siècle » Tomes 1 et 2
en partenariat avec les éditions Levée d'Encre
Préface François Vignes - frontispice de Jacques Basse - (les 2 tomes 22€)
Jean-Claude Bourlès « Le Rêve effacé » (récit) - 18€
Jean-Claude Bourlès « La Grande Ragale » (récit) - 17€
Jean Chatard "Je vous écris du fond des mers" (nouvelles) - 16€
 Préface André Miguel - frontispice de Claudine Goux 
François Vignes "Quelqu'un d'absent" (récit) - 17€
*
Collection Les Plaquettes

Thierry Delhourme « Poème pour Gabriel Okoundji » postface Jean-Claude Tardif -7€ (épuisé)
Hervé Delabarre « Chemins de nuit et leurs stations »
rehaussés de quatre encre de Françoise Delahaye - 10€
Catherine Baptiste « Puzzle, mille pièces en un acte » 
postface de Odile Caradec – rehaussé de cinq encres de Pierre Rosin (11€)
Guy Girard « À l'Ouest de l'enclume » 
accompagné de douze dessins de l'auteur (12€)
Michel Lamart "Ritournelle pour un jardin de pierre" 
rehaussés de six monotypes de Maria Desmée (11€)
Pierre Rosin "un reste de beau pour le reste du jour"suivi de "je émigration"
accompagné de cinq dessins de l'auteur (11€)
Béatrice Pailler "Goûte l'eau"
accompagné de six encres de Claude Jacquesson (11€)
Werner Lambersy "Vu du train"
avec six photographies de Jean-Michel Marchetti (12€)
Jacques Nuñez Teodoro "La dérive des Continents"(à paraître en 2019)
accompagné d'encres de Anne Logvinoff-Mouilleron
Emmanuelle Le Cam "Vigie"(à paraître en 2019)
accompagné d'encres de Frédérique Fourquet
Isabelle Rebreyend "De fil et de lueur" suivi de
"Un rien décisif"(à paraître en 2019)
accompagné d'encres de Jaumes Privat
Jacques Boise "Paysage avec mare"(à paraître en 2019)
accompagné d'encres de Marie Alloy
Jean-Michel Bongiraud "Voyages Anarchistes"(à paraître en 2019/2020)
accompagné de...
Martin Payette "Don Juan & le mode turbo"(à paraître en 2019/2020)
accompagné de...

samedi 10 novembre 2018

Collection "Les Plaquettes" Goûte l'eau" de Béatrice Pailler



Voici le septième titre de la collection : Les Plaquettes
Format 21X15 - 46 pages intérieures - 
avec six encres de Claude Jacquesson
Goûte
Le chant de l'eau
Qui des pluies aux larmes,
Nourrit les sources.

Goutte
Aux champs du monde
L’eau des déchirures.


Béatrice Pailler vit à Reims, ville où elle a exercé pendant vingt ans le métier de libraire. Depuis 2012, elle se consacre à l’écriture alternant prose et poésie. L’auteure façonne son propre langage poétique par un travail sur la langue et sa musicalité. Elle tente ainsi d’approcher ce qu’elle nomme la poétique du monde pour elle indissociable de la création. En 2015, la Société des Poètes Français décerne au recueil L’heure métisse le prix « Jean Giono ». À ce jour trois recueils sont parus.


Après une carrière d'enseignante, Claude Jacquesson peint dans son atelier de Villevenard (Marne). Ses diverses recherches ont pour thème principal l'expression de la matière, génératrice de sensations. Sociétaire des Artistes Français (prix Reijinsha en 2012), elle expose régulièrement dans des salons nationaux et internationaux.




Thierry Delhourme « Poème pour Gabriel Okoundji »
postface Jean-Claude Tardif
Hervé Delabarre « Chemins de nuit et leurs stations » rehaussés de quatre encre de Françoise Delahaye
Catherine Baptiste « Pulzze, mille pièces en un acte »
rehaussé de cinq dessins de Pierre Rosin – Postface de Odile Caradec
Guy Girard « A l'Ouest de l'enclume »
acompagné de douze dessins de l'auteur
Michel Lamart « Ritournelle pour un jardin de pierre »


rehaussé de six monotypes dessins de Maria Desmée
Pierre Rosin « Un reste de beau pour le reste du jour suivi de Je, émigration »

accompagné de cinq dessins de l'auteur



prix public 11 € (port compris)

Collection "Les Plaquettes" Un reste de beau pour le reste du jour de Pierre Rosin

A PARAÎTRE

Voici le sixième titre de la collection : Les Plaquettes
avec cinq dessins de l'Auteur




Nous sommes nés au bord d’un précipice
trou noir maculé de sang

Nous lui avons tourné le dos
dans l’espoir obstiné un peu fou
d’une vie à la mesure de nos rêves












Pierre Rosin naît en 1951 à Hettange Grande en Moselle. Il vit à Poitiers où il peint et écrit, conjuguant ou non ces deux facettes de son activité lors d'expositions. Il a illustré plusieurs recueils de poésie dont "Puzzle" de Catherine Baptiste dans cette même collection. Ses poèmes et ses images paraissent dans différentes revues. Il a déjà publié deux recueils mêlant poésies et dessins.



Peintre, d’abord. De son propre aveu : il y a encore deux ans, je n’envisageais pas d’écrire, même si j’avais des mots au bout du dessin. Selon les confidences que Pierre Rosin livre à Clara Régysur le site Terre à ciel, cet éveil à la poésie doit beaucoup à la Maison de la poésie de Poitiersqui lui a permis d’entendre et rencontrer les poètes vivants. Et avant même de se risquer dans l’écriture (une plaquette : Un reste de beau pour un reste de jour,à L’Index ), il a accompagné le texte des poètes, parmi lesquels Marilyne BertonciniPatricia Cottron-DaubignéJacques Thomassaint (chez Soc & Foc), Jean-Claude Touzeil (à la Lune bleue). 
Une oeuvre de Pierre Rosin.
Quand il se met à écrire, c’est pour s’exprimer en des Poèmes idiots, selon le premier titre du manuscrit qu’il m’adresse (devenu depuis lors, en un louable esprit de synthèse : Poédioties). « Je ne vois guère que vous pour publier ces Poèmes idiots », m’écrivait-il : compliment qui pourrait paraître ambigu. Mais je l’accepte : on ne publie pas en vain le poète des Poèmes consJean L’Anselme, un habitué de notre revue naguère, et dont indubitablement il reste quelque chose : depuis les Ruminations que je publiais dans Décharge 159  : Accepter la bêtise, jusqu’à la récente publication du polder d’Yves Barré : Quasi-poèmes.
Dans cette lignée, deux extraits des Poédioties de Pierre Rosin :
Après un long travail de forage 
comme le faisait mon père au jumbo
dans les mines de Lorraine
le dentiste 
un homme charmant
à coups de roulette et de pince
de crachez rincez-vous la bouche
a réussi à extraire 
cet après-midi
ma dernière dent de sagesse
il était temps
lui semblait triste de sentir
mon peu de goût pour nos rencontres
je pensais de sagesse en avoir eu trop
vous me pardonnerez 
ma bouche de travers
et mes idées confuses
on ne dira jamais assez le tort
que font à la poésie et à la vie telle qu’on la rêve
certaines formes du réel

*

Ô vendeuse 
de la galerie marchande
la promesse d’un reçu 
dématérialisé 
a suffi 
pour embraser mon imaginaire 
j’ai cru un instant 
pouvoir me soustraire
à la matérialité des choses 
un suspens délicieux
une rêverie
un intermède
déjà 
la vie reprend son cours
le temps d’un au-revoir 
et vous souriante 
de me tendre 
boîte et chaussures
déjà 
j’oublie votre prénom inscrit sur la blouse
on n’y peut rien
tout va si vite
bientôt à votre place 
un automate 
nous remettra nos achats 
et très cordialement
dira l’exacte formule de politesse
Ce matin au milieu des rayonnages et des cartons
je vous ai trouvée si aimable et jolie
qu’on vous remplace par une machine
ce serait bien dommage

Repères  : De Pierre Rosin, on trouvera un premier poème dans le Choix de Décharge 173. D’autres dans les revues numériques : Ce qui resteTerre à CielTraction-BrabantLichen. Consulter également le site Biloba  : ici.
Précédemment, dans cette rubrique des Voix nouvelles, nous avons donné la parole à Julien Cavalier,Hubert Le BoisselierJulien BoutreuxSophie van der PasAnne-Sophie Oury HaquetteEmmanuelle RodriguesIsabelle CrochetJoëlle PétillotBéatrice Pailler .



Thierry Delhourme « Poème pour Gabriel Okoundji »
postface Jean-Claude Tardif
Hervé Delabarre « Chemins de nuit et leurs stations » rehaussés de quatre encre de Françoise Delahaye
Catherine Baptiste « Pulzze, mille pièces en un acte »
rehaussé de cinq dessins de Pierre Rosin – Postface de Odile Caradec
Guy Girard « A l'Ouest de l'enclume »
acompagné de douze dessins de l'auteur
Michel Lamart « Ritournelle pour un jardin de pierre »
rehaussé de six monotypes dessins de Maria Desmée


prix public 11 € (port comris)

vendredi 9 novembre 2018

A L'INDEX présente QUELQU'UN ABSENT de François VIGNES

QUELQU'UN D'ABSENT
de
François Vignes

François Vigne, l'auteur du célèbre « Les compagnons du verre à soif » a disparu. La détective chargée de l'enquête met à jour sa biographie posthume. Elle révèle un être sauvage qui vit dans un retrait presque autistique. Et pourtant, « plus on le lit plus on le trouve sympathique, attirant... On sent quelqu'un de sensible. Derrière l'écrivain sauvage se cache un être tendre et mélancolique. C'est quelqu'un de triste qui aime rire »...

À travers une enquête quasi policière François Vigne livre une réflexion sur la condition des « crèves la plume » dans une société où le trompe-l'œil et l'apparence règnent en maître.

François VIGNES est né à Bordeaux. Cofondateur avec Jean-Pierre Biatarana des éditions La Table Rase et de la revue Levée d'Encre, il fut l'ami et l'éditeur –entre autres- d'André Laude, Yves Martin, Jean-Claude Pirotte, Pierre Drachline et Gaston Miron.

Vous pouvez le commander dès à présent prix unitaire (port compris) 18 euros


revue.alindex@free.fr

Quelqu’un d’absent, François Vignes, Revue « À L’Index », hors-série « Pour mémoire », ISSN : 1620-3887, 17 euros, 132 pages.

http://lelivreadire.blogspot.com/2018/11/a-l'index-presente-quelqu'un-absent-de.html
Quelqu'un d’absent est une auto-fiction : François Vignes, l’auteur, y raconte la disparition de François Vignes, écrivain.
Surtout, cet ouvrage donne toute la raison d’être de ce genre souvent décrié : la disparition de François Vignes permet à François Vignes de faire une grande œuvre littéraire, qui interroge les genres : en s’imaginant objet d’une enquête, il mêle à l’auto-fiction le genre policier, genre plaisant par excellence par la complicité qu'il requiert du lecteur et l’habileté d’intrigue qu'il exige de l’auteur. Quelqu'un d’absent est ainsi une superposition entre le réel et la fiction, entre l’autobiographique et le policier, l’enquête représentant la recherche de soi-même.
Dans ce récit, François Vignes interroge aussi la place de l’écrivain dans la société, ainsi que la place des mondanités face à la sincérité de l’être, à travers un individu qui se retire du groupe. L’éditeur (Jean-Claude Tardif, lui-même écrivain, et poète) le précise sur la 4e de couverture :
François Vignes, l’auteur du célèbre « les Compagnons du Verre à Soif » a disparu. La détective chargée de l’enquête met à jour sa biographie posthume. Elle révèle un être sauvage qui vit dans un retrait presque autistique. […]
À travers une enquête quasi policière François Vignes livre une réflexion sur la condition des « crèves la plume » dans une société où le trompe-l’œil et l’apparence règnent en maîtres.
Mais ce n’est pas que ça : le titre nous l’indique avant même la lecture et contredit cette 4e : ce n’est pas L’écrivain absent, mais bien Quelqu'un d’absent, et avant tout absent à lui-même, absent à sa vie, à sa vie d’avant, absent à la vie. C’est l’individu coincé entre deux mondes où il n’est pas, et où il est pourtant.
Là réside tout le talent de ce récit : reprenant la définition de l’auto-fiction, qui consiste à mettre en scène un personnage double de l’auteur, qui porte le même nom, dans une aventure fictive, François Vignes va plus loin en superposant non seulement l’auteur et le personnage mais aussi l’aventure de sa propre existence (le sentiment d’absence et de morbidité) et celle du personnage (qui est absent, concrètement). C’est cette double dimension du personnage et de l’intrigue qui fait les vraies auto-fictions, où l’histoire racontée fait entrer dans une sphère fictive, mais vraie, la vie de l’auteur.
Le lecteur est tenu en haleine par l’enquête policière, et peu à peu se posent les questions existentielles, qui permettent à chacun de se retrouver face à la vie, face à soi-même, dans toutes les circonstances qui font douter de notre présence au monde : la maladie, le succès, la reconnaissance, les autres, la solitude, la vanité. François Vignes est bien là, et nous emmène dans le passage souterrain des profondeurs de l’être, jusque son antre, où ses souvenirs et son esprit rencontrent ceux du lecteur.

Carine Roucan


dimanche 23 septembre 2018

A L'INDEX n°37

Vous qui avez l'amabilité de vous rendre sur ce site, prenez le temps de lire ces lignes pour mieux nous connaître et comprendre pourquoi votre soutien nous est premier - Merci à vous !

A L'index est avant toutes choses une revue dont le premier numéro est paru en 1999.  Dans un premier temps, "prolongement papier"  des Rencontres du "Livre à Dire (1997/2012), elle poursuit, aujourd'hui encore son chemin, se voulant avant tout un espace d'écrits. Au fil des numéros, elle a vu son format, sa couverture, se modifier. Pour se présenter aujourd'hui et depuis sa 20iéme livraison sous un format plus réduit (A5) et une couverture "fixe" avec comme identité visuelle la vignette créée pour la revue par l'ami Yves Barbier.

Les vingt premiers numéros ont été imprimés par l'Imprimerie Spéciale du Soleil Natal dirigée par le poète-éditeur Michel Héroult. La mort subite et prématurée de ce dernier, en septembre, 2012 a laissé la revue orpheline et désemparée. Le tirage du numéro 20 n'ayant été livré que pour moitié, il était impératif de trouver un nouvel imprimeur. La question se posa néanmoins de la cessation de parution.
Primitivement tournée presque exclusivement vers la poésie contemporaine, la revue s'est, au fil des livraisons, ouverte à la prose (nouvelles, textes courts, textes analytiques) Aujourd'hui un équilibre entre ces divers types d'écriture est recherché lors de l'élaboration de chaque numéro. Par ailleurs A L'Index travaille avec des dessinateurs et l'illustrateurs.

Si la revue se présente sous une forme le plus souvent anthologique, avec des rubriques récurrentes, elle consacre aussi à intervalles réguliers des numéros à un auteur qu'elle choisit. Ces numéros sont dits : "Empreintes". Depuis 2015 la revue publie également (hors abonnement) et au rythme d'un titre par an, des ouvrages de poésie en bilingue. La collection s'intitule : "Le Tire-langue". Y ont été publiés à ce jour le poète kosovar Ali Podrimja, le poète turc Özdemir Ince et la poétesse italienne Chiara de Luca, le poète espagnol Miguel Casado, la poétesse Franco-américaine Françoise Canter et le poète américain Robert Nash.
 A côté de cette collection, d'autres existent : "Pour mémoire" où nous avons republié en partenariat avec les éditions Levée d'encre en 2015 "La légende du demi-siècle" d'André Laude et en 2016 "Le rêve effacé" récit de l'écrivain voyageur Jean-Claude Bourlès ainsi que les collections 
"Les Cahiers" où, sous la direction de Jean-Marc Couvé, est paru un "Pour Soupault" en 2014.
"Les Nocturnes" où des poètes contemporains mêlent leurs voix (ouvrages écrits à quatre mains)"Les Plaquettes"qui comme son nom l'indique se présentera de petits ensembles de poèmes ou de proses à un prix modique : 10€ port compris. Avec l'espoir de donner envie de lire des auteurs contemporains.  

Tous ces titres sont vendus hors abonnement.



Ce site est uniquement informatif, il a pour ambition de vous donner envie de découvrir notre travail 
La revue A L'Index et les collections satellites, ne bénéficient d'aucune aide et se diffusent par abonnement ou achat au numéro, Notre seule publicité : le bouche à oreille des lecteurs et la fidélité de ceux qui nous connaissent et nous lisent.

Format 21X15 - env 183 pages intérieures - 
(tirage 120 exemplaires)
prix public 17 € (port compris)


Abonnement 2 numéros 27 €

adresse: 
Revue A L'INDEX
Jean-Claude TARDIF
11, rue de Stade 
76133 Epouville
revue.alindex@free.fr

Louis Bertholom Jacques Boise - Bénédicte Bonnet - Irina Breitenstein - Olivier Cheronnet - Michel Cossec - Fabien Drouais - Mokhtar El Amraoui - Hervé Delabarre - Georges Friedenkraft – Rodolphe Houllé -Yannick Ilito -Véronique Joyaux Yves Noël Labbé - Christian Lagrange - Jacques Lallié - Michel Lamart - Thierry Lancien - Frédéric Massardier - Sébastien Minaux – Pierre Mironer - Luis Mizon - Rebecca Morrison - Jacques Nunes Teodoro – Béatrice Pailler – Martin Payette - Irena A. Peirera Gouge - Gilles Pépin - Guy Pique - Marie-Claude San Juan - Gerhard Spiller - Hélène Tallon-Vanerian - Jean-Claude Tardif - Claude Vancour - Béatrice Vergnaux – Isabel Voisin 
Traduction de Joël Vincent

Table des Matières

Au doigt & à l'oeil par Jean-Claude Tardif
Les entrepôts de l'instant ( poèmes inédits) de Luis Mizon
Le berceau des nuages (prose) de Olivier Cheronnet
Fragments d’un au-delà du pas -extraits- de Yannick Ilito
Les amoureux du calvaire (nouvelle) de Yves Noël Labbé
Vie et mort du voyant américain (poèmes) de Martin Payette
Passé le cercle des inuksuit ou extrait d’un carnet de voyage vers le nord (journal) de Michel Cossec
Une grand-mère qui s'en va & autres poèmes de Frédéric Massardier
Les Spires (poèmes) de Guy Pique
Dans les rues d’Ottawa & autres poèmes de Louis Bertholom
Le Ciel du Faubourg ou Le jeu du hasard sans amour – étude - de Michel Lamart
La dérive des continents (poèmes) de Jacques Nunez-Teodoro
Silence (poèmes) de Véronique Joyaux
Un poème inédit de Rebecca Morrison
Le Rêve de Chien Jaune (nouvelle) - de Jacques Lallié
Ombries (extraits) de Sébastien Minaux
Pantouns liés pour protéger la nature & autres poèmes de Georges Friedenkraf
L’accent & autre poème de Béatrice Vergnaux
Messi or not Messie de Hervé Delabarre
Carré – extraits – (poèmes en prose) de Jacques Boise
JEU DE PAUMES - Petite anthologie portative -
Bérénice Bonnet - Irina Breitenstein - Fabien Drouet - Mokhtar El Amraoui - Rodolphe Houllé – Christian Lagrange - Irena A. Peirera Gouge - Gilles Pépin - Hélène Tallon-Vanerian - Claude Vancour

Haikai de Gerhard Spiller - traduits de l'allemand par Joël Vincent
Litanie pour juillet plusieurs fois, plusieurs fois tous les temps… suivi de Noir sur noir, soleil de Marie-Claude San Juan
Consolament (poème) de Béatrice Pailler
Le palais des rois de Majorque suivi de "Madame de Lazerme ou Notre-Dame des désemparés" de Pierre Mironer
Il faut tenter de se placer & autres poèmes de Thierry Lancien
Estaciones de los Muertos/Stations des Morts Fragmentos/Extraits - coplas peu orthodoxes – par Isabel Voisin



Publication. Le dernier numéro de la revue À L'Index est paru. J'ai le plaisir d'y partager un espace (une dizaine de pages pour deux amples poèmes) avec d'autres auteurs (certains que je retrouve, certains que je découvre: les noms sont sur la couverture. ordre alphabétique...). Toujours à relire, en quatrième de couverture, le beau texte de Jean-Pierre Chérès sur la poésie, comme un manifeste adopté par tous. La poésie comme don "corps et esprit à la présence du monde". Et comme éthique de présence à l'autre. "Être là". L'introduction de l'éditeur Jean-Claude Tardif continue sa réflexion sur ce métier de passeur de textes, son exigence. Ce qu'est pour lui la poésie et ce qu'elle n'est pas (sauf pour certains esprits piégés par leur ambition de paraître, pour se dire "poètes"). Étrangement j'ai retrouvé là, dans sa méditation, une de mes lassitudes du moment, causée par Facebook, où tant de poèmes sont publiés trop vite, je trouve, sans avoir vécu l'épreuve du tiroir (ces jets du jour...), sans être portés par une nécessité vraiment forte, une haute exigence. (Même si, heureusement, on a l'occasion d'intenses joies de lecture). Dans ce numéro on lit des textes en français, anglais, espagnol... La traduction est toujours présente dans cette revue. On a lu des auteurs turcs, par exemple, et d'autres pays et langues, suivant les publications. J'ai lu tous les textes, cette fois encore, et j'y reviendrai plus tard, en complétant ma note...